Les Confréries du Sud

Les Confréries du Sud : Kenadsa Algerie 


Kenadsa peut être considérée comme un véritable car four des zaouïas ; en plus des zaouïas locales, les grandes
zaouïas du Maghreb et les zaouïas saharienne y sont représentées. Y sont présentes
- La zaouïa Taïbia, dont l'origine est ouazane.
- La kadiria, relative à Abdel kader Djilani, est connue dans tout le Maroc et l'Algérie.
- La Darquaouia dont l'origine est Mdaghra ;
- La Kerzazia, connue aussi sous le nom de zaouïa Ahmed ben Moussa dont l'origine est kerzaz ;
- La Ziania dont l'origine est kenadsa ;
- La Tijania, issue de Fès et connue jusqu'en Afrique noire.
- La naciria, dont l'origine est Tamegrout
- La Bouchikhiya, fondée par les Ouleds sidi cheikh dans la région de la Biodh.


ZAOUIA DE KERZAZ


. Dérivant de l'école des CHADILIYA., la Zaouïa de KERZAZ fut fondée dans la deuxième moitié du XVème Siècle par
Un pieux personnage Sidi AHMED BEN MOUSSA EL HASSANI Ben Khalifa Ben Moussa Ben Abdellah Ben Abderrahmane
Ben Ahmed Ben Abdessalam Ben Machich Ben Abu bakr Ben Ali Ben Horma Ben Salam Ben Aissa Ben mazzouar Ben Ali
Ben Haydara Ben Mohammed Ben Idriss Ben Idriss Ben Abdellah Ben Hassane Ben Hassane Ben ALI et FATIMA ZOHRA
fille du prophète sidi MOHAMMED
Il s'était acquis une grande influence sur les fidèles de l'Oued SAOURA et le nord du TOUAT. Il était disciple de.
Sidi Mohamed Ben Abderrahmane (Sahli au sud du Maroc)
Sidi Ahmed Laroussi (Sakia Hamra)
Sidi Moussa Ou messaoud (Touat)
Ils furent adepte de SIDI AHMED BEN YOUCEF MELIANI
De la Confrérie La tradition fait revenir la direction spirituelle au plus âgé des chorfa descendant de Si
ABDE¬RAHMANE BEN BOUFBLDJA, un des premiers Chioukh de la Zaouïa. Les seules familles susceptibles d'accéder au
cheiakha sont les BOUHASSOUN-ALAOUI et les ABDELLAOUI.

 

 

- - ZAOUIA EL FOUKANIA" ¬



Zaouia HISTORIQUE:
Au XVI Siécle, un Chérif Sidi BRHIM BEN MOHAMMED, se fixa à TAGHIT venant de SEGUIAT EL HAMRA. Les
autoch¬tones avaient pour lui beaucoup de respect et son influence al¬la en grandissant. A sa mort, son fils, Sidi
BOUBEKEUR hérita de ses traditions de charité. Aucune Zaouia n'existait encore. Néanmoins, les gens venaient souvent
le solliciter afin qu'il les initie aux pratiques de la religion. C'est son successeur Sidi ABDELMALEK BOUNEGAB qui
fonda la Zaouia FOUKANIA A sa mort, ses enfants étaient trop jeunes pour. pouvoir lui succèder. C'est donc son frère
Si TAHAR qui devint Cheikh de la Zaouïa.
A cette époque le Sultan du maroc passa à TAGUIT. Il fit une visite à la Zaouia FOUQANIA et décida
d'emmener avec lui les enfants de feu Si ABDELMALEK afin qu'ils puissent poursuivre leurs études à FIGUIG. Lorsqu'ils
eurent terminé leurs études, ils revinrent au pays et dirigèrent eux-mêmes la Zaouia. Dès lors, la Zaouia ne fut plus
administrée par un seul Cheikh, mais par une Djemâa. Ce procédé est toujours en vigueur actuel¬lement; la Zaouia est aux
mains du cheikh et de sa Djemâa.
DOGME DOCTRINE:
Les doctrines de Zaouia FOUQANIA sont identiquement les mêmes que celles de la KERZAZIA et ZIANIA et par
extension de la CHADELYA. On y observe les mêmes principes fondamentaux; renonce¬ment aux biens de ce monde,
retraite .
Sidi ABDELMALEK fondateur de Zaouia FOUQINIA avait un
un Dikr spécial. Mais il mourut laissant de très jeunes enfants et ce Dikr Il disparut avec lui. Ses adeptes prirent donc
ce¬lui de la KERZAZIA. Il en fut de même pour l'"Ouerd".
- PARENTE et RELATIONS avec d'AUTRES CONFRERIES:FOUQANIA est étroitement liée à. la ZIANIA. En effet,
Sidi ABDERRAHMANE BEN BOUZIANE, père de DE SIDI MHAMMED BEN BOUZIANE, fondateur de cette confrérie,
s'était fixé à TAGHIT pour y gérer des biens. C'est là que naquit MOULAY MHAMMED BEN ABDERRAHMANE- .
SIDI ABDERRAHMANE était l'ami intime de Sidi ABDELMA LEK, s'occupa d'ins¬truire lui-même MOULAY BOUZIANE.
Il l'envoya ensuite a Sjilmassa pour qu'il poursuive ses études . Plus tard, quand MOULAY BOUZIANE fonda la
ZIANIA, il s'inspira beaucoup de l'enseignement de son ancien maître Sidi ABDELMALEK dans les formules et prières
qu'il ajouta au Dikr des CHADELYA.
Zaouia FOUQANIA est étroitement liée aussi à la KERZAZIA puisqu'elle a adopté son dikr " et son Il Ouerd


ZAOUIA TAHTANIA

1.- HISTORIQUE
Le Chérif Sidi OTHMANE se fixa à TIMIMOUN venant de SEGUIET EL HAMRA . Il laissa quatre fils: Sidi AHMED
(resta à TIMIMOUN - Sidi SAID ( partit à MEKNES au Maroc et y demeura - Sidi OTHMANE ELGHERIB ( demeura à
BENI-ABBES) - Sidi M'HAMMED (demeura à IGLI). Ce dernier vint un jour aux Béni-Goumi. Précédé d'une réputation
flatteuse, les populations lui demandèrent de s'y fixer. Tout d'abord il refusa. Les Chorfas lui proposèrent alors de se
marier chez eux. Il accepta et eut deux foyers: l'un à IGLI, le second dans un Ksar qu'il fit construire à côté de
BAKHTI et qui prit nom Zaouia TAHTANIA par opposition à Zaoua FOUQANIA qui existait déjà.
II.- DOGME - DOCTRINE:
Sidi M'HAMMED n'avait pas de " dikr C'est un de ses descendants, Sidi EMBREK, qui alla à OUEZZANE et en rapporta
le Dirk" des TAYBIA.
La doctrine de Zaouia TAHTANIA est celle des TAYBIA qui préche l'élévation de l'âme. vers Dieu, la justice et
l'équité.
111.- PARENTE et RELATION avec d'AUTRES CONFRERIES:
Zaouia Tijania est en bons termes avec toutes les confréries. Elle n'est en relations suivies qu'avec KERZAZ , KENADSA
et OUEZZANE.


ZAOUIA SID CHEIKH


. - Fondé en 1615. Les Oulad Sidi Cheikh descendant d'Abou Beker essedik; ils vénèrent leur ancêtre Sidi Cheikh, saint
personnage qui est mort au commencement du XVIIème siècle.
Sidi Cheikh avait acquis une grande réputation de sainteté. Son corps reposait à la zaouïa d'el-Abiod, qui était devenue
un lieu de pèlerinage très fréquenté. La zaouïa était administrée par les tributs, descendants d'esclaves affranchis par
Sidi Cheikh, dont le dévouement à la famille est sans bornes, et dont le fanatisme dépasse celui de leurs maîtres. Ce
sont eux qui parcourent les tribus pour recueillir les ziaras.
Les tribus payent les ziara par respect religieux qu'ils inspirent est tel qu'elles se soumettent à tout ce qu'ils exigent
d'elles.
Bou Amama, c'est-à-dire l'homme au turban, surnom autrefois donné déjà à Sidi Cheikh lui-même, appartient à la
famille des Cheraga. Il est de la postérité de Sidi Tadj, l'un des dix-huit fils de Sidi Cheikh. Il est né à Figuig vers
1840. Il est venu s'établir vers 1875, avec sa famille, à Moghar Tahtani, où il fonda une zaouïa. d'une grande ferveur
religieuse, il acquit rapidement un certain prestige l
¹. Ses émissaires, parcourant les tribus du Sud pour préparer le soulèvement qui éclata en 1881. Il cherchait à réunir,
pour un but commun, les tribus de Hamiane de Doui-Menia des Ouleds Djerir
des Beni guils